Due diligence · Achat d’un logement
Avant d’acheter, il faut vérifier plusieurs réalités du bien immobilier.
Un contrôle immobilier rigoureux permet de vérifier qui vend, quels droits et charges figurent au Registre, ce que décrit le Catastro, quelle est la situation urbanistique, quelles dettes ou conventions existent au sein de la copropriété, qui occupe le logement et quelles obligations découlent des contrats signés.
Ce que signifie vérifier un logement
Le Registre, le Catastro et l’urbanisme répondent à des questions différentes
L’erreur la plus fréquente consiste à considérer qu’un document correct règle l’ensemble de l’opération. Les informations du Registre, les données cadastrales, la réalité physique et la légalité urbanistique constituent des niveaux distincts qui doivent être comparés entre eux.
Registre
Identifie le bien, les titulaires des droits inscrits ainsi que les droits ou charges en vigueur figurant au Registre.
La note simple est informative.
Catastro
Permet de recouper les données cadastrales et, lorsqu’il existe une coordination, la localisation, les limites et la superficie graphique.
Elle ne prouve pas à elle seule la titularité ni les charges.
Urbanisme
Il faut vérifier la réglementation et l’autorité compétente concernant l’usage, les licences, les travaux, les extensions et les éventuelles procédures d’urbanisme.
La vérification est territoriale.
Possession et contrats
Il convient de préciser qui occupe le bien, à quel titre et ce qui a été promis concernant la remise des clés, les locations et la possession.
Le statut de l’occupant modifie l’analyse.
Résumez les vérifications à effectuer et orientez vers les guides spécialisés lorsqu’un problème concret apparaît : charges, divergences entre le Registre et le Cadastre, urbanisme, occupants, inspection technique ou fraude.
Le nom, la disponibilité et l’effet des certificats d’urbanisme, des licences d’occupation ou des documents équivalents peuvent varier selon la communauté autonome et la commune.
Checklist générale
Huit volets à clarifier avant la finalisation
Tous les documents ne s’appliquent pas à tous les biens immobiliers. L’objectif est d’identifier les justificatifs correspondant au cas précis et de résoudre les divergences avant que l’acheteur n’assume le risque.
Identité, capacité, représentation et pouvoir de vendre.
Titularité, description, droits, hypothèques, saisies ou autres charges en vigueur.
Référence, données physiques et éventuelles divergences avec le Registre et la réalité.
Usage, travaux, licences, situation des extensions et procédures selon le territoire.
Dettes, statuts, accords, appels de fonds et interventions importantes dans l’immeuble.
Qui occupe le logement, titre d’occupation et conditions de remise.
Prix, dépôt, conditions, délais, charges à radier et conséquences du non-respect.
Inspection technique lorsque nécessaire ; la vérification juridique ne permet pas à elle seule de détecter les défauts de construction.
Une due diligence utile n’accumule pas les documents : elle compare les sources et transforme chaque divergence en une question à résoudre. Principe de contrôle : identifier l’autorité ou la preuve appropriée pour chaque risque.
Registre de la propriété
Vérifiez d’abord qui peut vendre et quels droits ou charges sont inscrits.
La publicité foncière permet de vérifier l’identification du bien, la propriété et les droits inscrits qui le grèvent. Une note simple est un outil pratique pour la vérification initiale, mais sa valeur est informative et ne doit pas être confondue avec une certification du registre foncier.
- Comparer l’identité du vendeur avec celle du ou des titulaires inscrits au registre.
- Vérifier la description du bien et les droits inscrits qui l’affectent.
- Identifier les hypothèques, saisies, usufruits, servitudes ou autres charges apparaissant comme étant en vigueur.
- Comprendre quelles charges seront radiées, lesquelles subsisteront et comment la radiation sera documentée.
- Si la vente est effectuée par un représentant, vérifier la procuration et l’étendue de ses pouvoirs.
Consultez les informations officielles du Collège des registrateurs concernant le Registre de la propriété et l’explication concernant la note simple et la certification du registre foncier.
Elle peut renseigner sur le bien et ses droits inscrits, mais le plan d’urbanisme, les autorisations, les usages et les procédures doivent être vérifiés auprès de l’autorité territoriale compétente.
Catastro et réalité physique
Comparez la référence, la superficie, la géométrie et la description : une divergence ne doit pas être ignorée.
Le Catastro et le Registre sont des systèmes distincts. La coordination entre les deux peut apporter une plus grande précision sur la localisation, les limites et la superficie graphique, mais une concordance cadastrale ne remplace pas l’analyse des droits inscrits ni la vérification urbanistique.
| Question | Source principale | Points à vérifier | Ce qu’il ne faut pas déduire automatiquement |
|---|---|---|---|
| Qui est inscrit comme titulaire et quelles charges existent ? | Registre de la propriété | Titularité et droits/charges inscrits. | Que la réalité physique ou urbanistique corresponde à tous égards. |
| Comment le bien est-il décrit au Cadastre ? | Catastro | Référence, localisation, données physiques et représentation graphique, le cas échéant. | Que le Cadastre remplace le Registre pour attester des droits réels. |
| Les travaux, l’agrandissement ou l’usage sont-ils légaux ? | Autorité compétente en matière d’urbanisme | Planification urbanistique, contrôles administratifs, licences ou autorisations habilitantes et dossiers applicables. | Qu’une concordance entre le Registre et le Cadastre garantisse la légalité urbanistique. |
Superficies différentes
Une différence entre le Registre, le Cadastre, l’acte notarié et le mesurage réel exige d’identifier quelle donnée diffère et pourquoi.
Géoréférencement
Lorsqu’il existe une représentation graphique coordonnée, elle peut apporter une plus grande précision sur les limites, la localisation et la superficie de la parcelle.
Travaux ajoutés
Les terrasses fermées, agrandissements, piscines, annexes ou redistributions peuvent nécessiter des vérifications supplémentaires, même s’ils apparaissent physiquement sur la propriété.
La Direction générale du Cadastre explique la coordination entre le Cadastre et le Registre et maintient des voies officielles d’accès aux informations cadastrales.
Urbanisme et licences
La légalité spécifique d’un logement ne peut être déterminée par une règle nationale générique
L’État établit un cadre général, mais la planification urbanistique, les contrôles relatifs à l’usage et à la construction, les documents disponibles, la discipline urbanistique et les procédures de légalisation dépendent concrètement de la communauté autonome et de la commune.
Usage autorisé
Vérifier que l’usage envisagé est compatible avec la réglementation et la planification urbanistique applicables au bien et à sa localisation.
Travaux et autorisations habilitantes
Vérifier quelles autorisations, licences, déclarations ou contrôles s’appliquaient à la construction et aux modifications importantes.
Dossiers et régularisation
En cas de travaux douteux, déterminer s’il existe un dossier, des restrictions, une possibilité de régularisation ou des conséquences en suspens selon le droit applicable.
Qu’il identifie la réglementation de la communauté autonome, le plan d’urbanisme municipal et la source administrative précise utilisés pour conclure concernant l’usage, les licences, les extensions, l’occupation/l’usage et les éventuels dossiers. Une conclusion sans juridiction ni source locale est incomplète.
Il ne faut pas supposer qu’une « licence de première occupation », un « certificat d’urbanisme » ou toute autre dénomination existe ou produise le même effet dans toutes les communes et pour tous les types de biens immobiliers.
Le cadre national peut être consulté dans le texte consolidé de la loi sur le sol et la réhabilitation urbaine. Pour un logement précis, il convient d’ajouter la source applicable au niveau de la communauté autonome et de la commune.
Copropriété
Ne vous contentez pas de vérifier la cotisation mensuelle : vérifiez les dettes, les décisions et les dépenses exceptionnelles
Dans un logement soumis au régime de la copropriété, la communauté peut avoir une incidence tant sur le coût immédiat que sur l’usage futur du bien. La loi sur la copropriété prévoit des règles spécifiques concernant les dettes de copropriété lors des transmissions.
- Demander des informations à jour sur l’état des dettes envers la copropriété.
- Vérifier les charges ordinaires et les appels de fonds approuvés, ainsi que les interventions exceptionnelles importantes.
- Lire le règlement de copropriété et les règles lorsqu’ils peuvent affecter l’usage prévu du logement ou des parties communes.
- Examiner les procès-verbaux récents lorsqu’ils sont pertinents pour les travaux, litiges, ascenseurs, façades, toitures, piscines ou autres décisions générant des coûts.
- Préciser dans le contrat de vente qui assume les montants en attente ou approuvés.
Au 8 août 2026, la loi sur la copropriété établit que le bien acquis est légalement grevé de certaines dettes de copropriété de l’ancien titulaire, jusqu’à la part échue de l’année d’acquisition et des trois années civiles précédentes. Dans l’acte authentique, le cédant doit déclarer sa situation et fournir un certificat des dettes, sauf dispense expresse de l’acquéreur.
Source : Loi 49/1960 sur la copropriété.
S’il est envisagé de renoncer au certificat de dettes, il convient de comprendre au préalable quelles informations manquent et comment le risque est réparti contractuellement entre les parties.
Occupation, location et possession
« Le logement est occupé » ne décrit pas une situation juridique unique
Avant d’acheter, il convient d’identifier qui détient physiquement le bien immobilier et à quel titre. Un vendeur qui reste temporairement, un locataire, un membre de la famille autorisé et un occupant sans titre établi ne doivent pas être traités comme relevant de la même situation.
Vendeur en possession
Confirmer quand et comment les clés et la possession seront remises, ainsi que l’existence éventuelle d’une période postérieure à la signature.
Locataire
Examiner le contrat, les dates, le loyer, le dépôt de garantie, les communications et l’effet de la transmission conformément au régime applicable.
Occupation autorisée
Clarifier la base documentaire de toute occupation par des membres de la famille, des employés, des cessionnaires ou d’autres personnes.
Situation non clarifiée
Ne pas conclure sur la base d’une explication verbale ambiguë : identifier les faits, les documents et la stratégie juridique avant d’assumer la possession.
Le contrat, la date, la destination, la durée, l’inscription et les autres circonstances peuvent être pertinents. Ce guide ne permet pas de tirer automatiquement d’un logement loué une conclusion concernant l’expulsion, la subrogation ou la disponibilité.
Réservation, arrhes et contrat
La due diligence perd de sa valeur si l’acheteur a déjà assumé une obligation sans possibilité de sortie adéquate
Les vérifications doivent être coordonnées avec le calendrier contractuel. S’il existe une réservation, des arrhes ou un autre accord privé, il convient de comprendre ce qui se passe lorsqu’apparaît une charge, une irrégularité urbanistique, un occupant, des documents manquants ou qu’une condition convenue n’est pas remplie.
- Identifier précisément quelle somme est versée et à qui.
- Définir le prix, les biens inclus, les délais et le mode de paiement.
- Déterminer ce qui se passe si la vérification révèle un problème important.
- Clarifier la mainlevée des charges et les documents en attente avant la finalisation.
- Préciser la remise de la possession, des clés et le statut d’occupation.
- Si l’achat dépend d’un financement, examiner comment cette dépendance est reflétée dans le contrat.
« Réservation », « acompte », « dépôt » ou « arrhes » ne doivent pas être traités comme des catégories identiques sans lire la rédaction complète et déterminer le droit civil applicable. Les conséquences contractuelles relèvent du guide spécifique à chaque instrument.
Signaux d’alerte
Un problème n’empêche pas toujours l’achat, mais il doit modifier la vérification suivante
L’objectif n’est pas de qualifier automatiquement un logement de « bon » ou de « mauvais ». Chaque signal doit orienter vers la source et le professionnel capables d’en déterminer la portée.
Surfaces qui ne correspondent pas
Le Registre, le Catastro, l’acte de vente, le plan commercial et la mesure réelle indiquent des données différentes.
Travaux non clarifiés
Terrasse fermée, extension, piscine, sous-sol, annexe ou changement d’usage sans éléments suffisants sur leur situation.
Charge en cours
Hypothèque, saisie, usufruit, servitude ou autre droit dont le traitement dans le cadre de la vente n’est pas documenté.
Copropriété avec coût exceptionnel
Appels de fonds, travaux importants ou litiges susceptibles de modifier le coût réel du bien.
Occupation ambiguë
Il n’est pas clair qui vit dans le logement, selon quel contrat ou à quel moment la possession sera remise.
Pression pour payer sans vérification
Un dépôt ou un virement est exigé avant de vérifier l’identité, le compte destinataire, les conditions et les documents de base.
Exemple pratique
Comment transformer quatre problèmes en un plan de vérification
Imaginez un logement en copropriété dont la surface annoncée ne correspond pas exactement à la documentation, avec une terrasse fermée, une hypothèque inscrite au registre et dont le vendeur indique qu’un membre de sa famille occupe temporairement le bien.
Comparer la description, la superficie, le titulaire, les charges hypothécaires et les données cadastrales.
Identifier les travaux, leur date, les permis ou titres disponibles et la situation urbanistique locale.
Documenter le mécanisme de radiation et sa coordination avec le paiement et l’acte notarié.
Clarifier qui occupe le bien, à quel titre et quelle obligation contractuelle garantit la remise convenue.
La due diligence ne devrait pas déclarer automatiquement le bien « achetable » ou « non achetable ». Elle doit documenter chaque anomalie, l’autorité compétente, le risque et les conditions nécessaires à sa résolution.
Professionnels et responsabilités
Recherchez la compétence appropriée pour chaque volet de l’examen
L’examen juridique, les informations du registre, l’analyse urbanistique, l’inspection technique et la coordination commerciale ne relèvent pas de la même fonction. Dans les opérations complexes, il peut être nécessaire de combiner plusieurs professionnels et sources officielles.
Sources officielles vérifiées
La source dépend de la question que vous cherchez à résoudre
Ces sources font partie du registre officiel d’AI Realty et ont été revisadas le 8 août 2026. La vérification urbanistique d’un bien précis exige également les sources régionales et municipales applicables à son emplacement.
Poursuivez selon le risque détecté
Chaque problème a son propre guide canonique
La due diligence est la feuille de route du contrôle. Les détails juridiques et techniques de chaque risque sont développés sans dupliquer l’intention principale de cette page.
Questions fréquentes
Due diligence immobilière lors d’un achat à España
Il s’agit de l’examen structuré de la situation juridique, cadastrale, urbanistique, relative à la copropriété, contractuelle et d’occupation du bien avant d’assumer le risque lié à l’achat. Selon le type de bien, elle peut également nécessiter une inspection technique indépendante.
Non. La nota simple fournit des informations cadastrales très importantes sur le bien, les titulaires et les droits ou charges en vigueur, mais elle a une valeur informative et ne remplace pas les vérifications cadastrales, urbanistiques, relatives à la copropriété, à l’occupation ou techniques lorsqu’elles sont pertinentes.
Il est conseillé de les comparer, car ils décrivent des aspects différents du bien immobilier. Toute divergence de superficie, de géométrie, de référence ou de description ne doit pas être ignorée : il convient d’en identifier la cause et de déterminer quelle correction ou vérification complémentaire est nécessaire.
Il ne faut pas le présumer. Les informations du Registre ne remplacent pas la vérification du plan d’urbanisme, de l’usage, des autorisations, des travaux et des éventuelles procédures auprès de l’autorité compétente en matière d’urbanisme. La conclusion dépend de la communauté autonome, de la commune et de la situation particulière du bien.
Au minimum, il est conseillé de vérifier l’état des dettes et, selon l’immeuble, les charges, appels de fonds, statuts, règles et décisions récentes susceptibles d’affecter le coût ou l’usage du logement. Le contrat doit préciser qui assume les montants impayés ou approuvés en cas de doute.
Oui. La Ley de Propiedad Horizontal prévoit une affectation réelle du bien pour certaines dettes de l’ancien propriétaire, à concurrence de la part échue de l’année d’acquisition et des trois années civiles précédentes. Elle régit également la déclaration et la certification de l’état des dettes dans l’acte authentique, sauf exonération expresse de l’acquéreur.
Il convient d’identifier qui occupe le bien, à quel titre, depuis quand et ce qui a été convenu concernant la remise de la possession. Un locataire, un occupant autorisé et une personne sans titre clairement établi ne relèvent pas du même traitement. La conséquence juridique exige d’analyser le cas concret.
Non. L’examen documentaire et juridique peut révéler des risques importants, mais il ne permet pas à lui seul de détecter l’humidité, les défauts structurels, les installations dégradées, les pathologies du bâtiment ou d’autres problèmes physiques. Lorsqu’elle est pertinente, une inspection technique adaptée doit être ajoutée.
Elle doit être organisée suffisamment tôt pour que ses résultats puissent influencer la décision et le contrat. En cas de réservation anticipée, l’acheteur devrait comprendre au préalable les conditions du dépôt et ce qui se passe si l’examen révèle un problème important.
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